Un ptit conte
Il était une fois un enfant rêveur
Cherchant la beauté, le bonheur
Et quand réalité cajolant limpuissance,
Il perdit sa tendre enfance.
André, épervier
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Le loupiot enchanté
Je ne veux pas grandir, le petiot lexige.
Chiard je suis à labri des grandes personnes.
Mon teddy-bear maccompagne inlassablement.
Un monde aseptisé, des sourires partout, partout
Je ne veux pas grandir, la crainte de le regretter.
Mon âme est pure, limmaculé, sagesse divine.
Lamour, toujours lamour, sourire aux lèvres.
La bonté à travers les gestes, nuages parfumés.
Je ne veux pas grandir, devenir géant.
Frôler linterrogation, logre méchant, vilaines paroles.
Lenfant est jouet ; ladulte, une pirouette.
Une ritournelle dangereuse, musique désaccordée.
Je ne veux pas grandir, la petitesse charmée.
Pouvoir me cacher dans une garde-robe bien scellée.
Etre à lépreuve dun spectre, cruel maléfice.
Non, je ne veux pas grandir, je suis bien ainsi.
André, épervier
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Invitation spéciale, l'Envol de l'Épervier:
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Sonner le réveil
(Lipogramme, ne comporte jamais le U)
Joie indescriptible, printemps désiré.
Le soleil inévitable, festin espéré.
Éclat de rire, partage canon.
Vent inénarrable, visage mignon.
Plaisir charmant, regard paisible.
Le verdâtre apaisant, laccessible.
Danse printemps, calme obéissant.
Spectacle grandiose, fébrilité de lenfant.
André, épervier

Se laisser convaincre.-
Donnez-moi un sourire pour que je puisse enjoliver mon visage.
Offrez-moi des caresses, désir ultime dapaiser mes peines.
Le courage douvrir mes yeux, contempler mes rêves insensés.
Une besoin de croire, rire entre deux solitudes.
Respirer totalement lélégance dun ciel bleuté, veloutée.
Laissez-moi piétiner lindifférence, jen ai tellement besoin.
Applaudissez quelque peu ma présence sans que jen sois trop honoré.
Pianoter maladroitement des mots musicaux, retenir mes larmes.
Peut-on voltiger?... délaissant lincertitude, triste compagnon.
Mains tremblantes dune écriture mouillée mais perceptible.
Le pourquoi, linlassable question dune vie non cicatrisée.
Un regard vitreux, laveugle aveuglé.
Embrassez ces larmoiements, effacez ce calvaire continuel.
Je vous prie de mapporter un accueil empressé, dévoué.
Donnez-moi une chance pour que souffrance soit volatiliser.
André, épervier

Lutiner dextase
Charmant loupiot, regard expressif,
Te voilà devant une créature espiègle.
Ébahi, un peu craintif, tu tapproches
Petit bonhomme ridé, loque misérable;
Sourire discret dune apparence mystérieuse
Dandinant dun plaisir fort coquin.
À la recherche de limpénétrable présence
Danse le lutin, rires saccadés de lenfant
Aux jolies menottes, applaudissement.
« Jai joué avec toi, tu moffres un verre de lait? »
Heureux, il acquiesce à sa demande délicieuse.
« Je te remercie! Viens découvrir mes trésors! »
Ébloui par sa demande, il laccompagne tout émerveillé.
Près dun chêne, mille jouets spectaculaires
À cet instant, lapothéose dune amitié rutilante.
André, épervier
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